Au Stade Bonal, le samedi 17 mai 2008

Au Stade Bonal, le samedi 17 mai 2008
Quelle tension incroyable en cette fin de match ! Le PSG doit tout faire pour ne pas craquer dans le temps additionnel. Finalement, Monsieur Layec siffle la fin de la rencontre et c'est tout une équipe, tout un club, tout un peuple qui peut exploser de joie ! Au terme d'une saison difficile, les hommes de Paul Le Guen sont allés chercher leur maintien et vont pouvoir se tourner vers leur dernier challenge : la finale de la Coupe de France, samedi prochain face à Lyon au Stade de France.

# Posté le dimanche 18 mai 2008 14:41

Au Stade Bonal, le samedi 17 mai 2008

Au Stade Bonal, le samedi 17 mai 2008
Au moment de tourner la page sur la saison 2007-2008, c'est devant les 20 000 spectateurs du Stade Bonal de Sochaux-Montbéliard que le PSG va jouer son avenir. Près de 850 supporters Parisiens garnissent la tribune visiteurs et prennent très à c½ur leur rôle de 12e homme dès le coup d'envoi de la rencontre. Sur le terrain, pas de grosse surprise dans le onze du PSG, face auquel trois anciens parisiens débutent la partie : Stéphane Pichot, Stéphane Dalmat et Fabrice Pancrate. Ce dernier est prêté par le club de la capitale.

Le PSG s'offre la première occasion du match. Lancé dans le dos de la défense Chantôme est devancé de justesse par un défenseur à quelques centimètres seulement du but adverse (7e). Les Sochaliens se font encore une frayeur lorsque Teddy Richert relâche un ballon aérien dans les pieds de Diané, mais l'attaquant est repris par Bréchet (11e). Alors que le froid s'abat petit à petit sur le Stade Bonal, les supporters parisiens se réchauffent en redoublant de ferveur. On n'entend plus qu'eux dans l'enceinte montbéliarde.

Poussé par ses supporters, Diané hérite d'un ballon mal dégagé par Affolabi à l'entrée de la surface. L'Ivoirien se saisit de l'offrande, fixe son défenseur et expédie sa frappe croisée dans le petit filet de Teddy Richert (0-1, 22e). Paris a fait le plus dur et va désormais devoir conserver son avance. Diané inquiète encore Richert à la suite de ce coup franc de Rothen (26e), avant que les hommes de Francis Gillot ne ripostent avec un tir puissant de Dalmat bien capté par Landreau (42e) et une frappe d'Affolabi boxée par le portier visiteur (44e).

A quelques secondes de la pause, Diané et Pauleta partent en contre à 2 contre 1. Le premier sert le meilleur buteur Rouge et Bleu qui ajuste sa frappe du gauche mais trouve le mauvais côté du petit filet (45e). Le PSG mène donc à la pause tandis que Toulouse et Lens font match nul respectivement face à Valenciennes (1-1) et Bordeaux (0-0). Au retour des vestiaires, Paris fait le dos rond lorsque Isabey (56e) et Pancrate (64e) tentent leur chance. Dans le même temps Bordeaux mène à Lens (0-1), ce qui est favorable au PSG.

Le scénario va pourtant virer au cauchemar lorsque Ndaw égalise de la tête (1-1, 74e), alors que Lens est revenu au score face à Bordeaux (1-1) et que Toulouse a repris l'avantage devant son public devant Valenciennes (2-1). Mais le PSG reste maître de son destin et ne se laisse pas abattre. Diané accélère face à Affolabi qui le bouscule, mais dans sa chute l'attaquant parvient à pousser le ballon entre les jambes de Richert et redonne l'avantage au PSG (1-2, 83e) ! Le banc parisien exulte et vient fêter ce but salvateur avec les joueurs et un kop visiteur toujours aussi expressif.
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# Posté le dimanche 18 mai 2008 14:40

Maintien assuré !

Maître de son destin au coup d'envoi de la dernière journée de championnat, le PSG n'avait plus d'autre alternative pour assurer son maintien que de faire un résultat sur la pelouse de Sochaux. L'ouverture du score de Diané (22e) mettait Paris sur la bonne voie, avant l'égalisation de Ndaw (74e), à laquelle l'Ivoirien répondait (83e) et offrait au PSG son maintien en Ligue 1
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# Posté le dimanche 18 mai 2008 14:38

aurevoir PAULETA

aurevoir PAULETA
[siz"Une émotion très forte"

Et une grosse pointe d'amertume. Parce que l'Aigle des Açores n'a jamais disposé d'une équipe à la hauteur de son talent à Paris. Il rêvait d'un titre, d'un beau parcours en Ligue des Champions, de connaître la gloire avec le PSG. Le meilleur buteur de l'histoire de la sélection portugaise (47 buts en 88 matches) n'y aura finalement jamais eu droit. Cela fait maintenant plus de deux ans que le club de la capitale n'a plus vu la première moitié du classement. Aujourd'hui, il est plus proche de la Ligue 2 que de la Ligue 1. Pauleta méritait vraiment mieux que ça.

Mais l'heure n'est pas aux regrets pour le Portugais. Ses adieux seront tendus, parce que l'enjeu de la rencontre est énorme. Mais ils n'en seront pas privés d'émotions pour autant. Professionnel jusqu'au bout des doigts, Pauleta aura à coeur de donner au PSG cette victoire dont il a tant besoin. Il s'est préparé pour ça. Mais il sait déjà que ce match restera à jamais gravé dans sa mémoire. "Oui, je ressens déjà une émotion très forte. La situation actuelle du club fait que je prépare ce match différemment, et c'est dommage, mais le plus important reste la victoire. Plus la fin du match va approcher et plus l'émotion sera forte pour moi et je pense que les supporters ressentiront la même chose...", confie l'ancien Bordelais. Qui fera tout pour déployer ses ailes une dernière fois, avant de s'envoler définitivement.



# Posté le samedi 10 mai 2008 05:57

aurevoir PAULETA

Face à Saint-Etienne, Pauleta va faire sa dernière apparition au Parc des Princes avec le PSG. Si les enjeux sont de taille pour Paris, relégable, les adieux de l'Aigle des Açores n'en seront pas moins chargé d'émotions tant il aura marqué le club de son empreinte.

Il méritait mieux que ça. Pour l'ensemble de sa carrière en France, pour tout ce qu'il a donné au PSG, Pauleta aurait dû avoir les honneurs exclusifs de son public. Le dernier match du Portugais au Parc des Princes devait être une fête. Sa fête. Celle des adieux d'un joueur qui aura marqué le PSG de son empreinte, dans la lignée des anciennes gloires parisiennes que sont Safet Susic, Joël Bats ou Raï. Il y a dix ans, le Brésilien avait eu droit à un vibrant hommage du Parc des Princes pour sa der dans l'antre des Rouge et Bleu. A l'occasion d'un match sans enjeux face à Bordeaux (2-2), les supporters parisiens avaient consacré les 90 minutes de la rencontre à chanter à la gloire du "Capitaine Raï". Une décennie plus tard, Pauleta aurait définitivement mérité le même hommage. Il y aura droit, en partie. Mais le public parisien, ne pourra pas se consacrer exclusivement à lui. Le match face à Saint-Etienne est trop capital pour ça.

Le Portugais est d'ailleurs le premier à le reconnaître. Il sait que le PSG doit impérativement s'imposer pour sortir de la zone des relégables et faire un pas vers son maintien en Ligue 1. "C'est peut-être le match le plus important de la saison. Notre objectif est de prendre les trois points pour mener à bien l'opération maintien. Nous avons besoin d'une victoire et d'un Parc des Princes plein à craquer pour nous aider. Comme le fait le public à chacune de nos sorties ici", explique-t-il sur le site officiel du club.

Ce public qui l'aime tant. Entre Pauleta et les supporters parisiens, c'est une histoire d'amour qui dure depuis bientôt cinq ans. Arrivé de Bordeaux en juillet 2003, le Portugais n'a pas mis longtemps à conquérir une foule qui depuis ne jure plus que par lui. Pas seulement pour ses statistiques, même si elles méritent définitivement le détour. Pauleta, c'est 109 buts inscrits sous le maillot parisien, un total qui fait de lui le meilleur buteur de l'histoire du club de la capitale. Au Parc des Princes, il a trouvé le chemin des filets à 78 reprises, en 111 rencontres disputées, pour une moyenne qui force le respect: 0,7 but par match devant son public. Mais c'est aussi par son état d'esprit irréprochable qu'il a conquis les supporters parisiens. Son départ laissera un grand vide dans leurs coeurs.

# Posté le samedi 10 mai 2008 05:55