interview jerome rothen

interview jerome rothen
''Si on gagne deux Coupes et qu'on descend, on sera des taches. Des vraies taches"


Indétronable, favoris des supporters, amoureux fou du Paris Saint-Germain, Jérôme Rothen a accordé à L'Equipe une longue interview sans langue de bois.



LE MERCATO D'ETE ET L'OLYMPIQUE LYONNAIS

Des regrets de ne pas être Lyonnais ? – « Non, aucun. Mon choix a toujours été de rester à Paris. Quand Lyon s'est manifesté, il me restait un an de contrat et il n'y avait aucun accord pour ma prolongation. J'étais flatté de cet intérêt. Mais, dans mon coeur, j'ai toujours été parisien. Surtout, quand j'ai signé, je croyais à notre réussite, cette saison, avec le PSG. C'est sûr que si on m'avait dit qu'en mars, Paris serait dix-septième, et que, quand on irait à Lyon, on aurait 29 points de retard, l'autre solution aurait sans doute été plus évidente. »

L'envie d'évoluer dans un club structuré. – « C'est ce que je croyais faire avec le PSG, à mon arrivé en 2004, et surtout l'été dernier, quand j'ai resigné jusqu'en 2011.Je pensais que tout le monde avait appris de notre mauvaise dernière saison et qu'on en tirerait les enseignements. Là encore, je me suis trompé. C'est sûr que les Lyonnais, je les envie. Leur succès n'est cependant pas venu du jour au lendemain. Un groupe s'est formé avec le temps et, même si chaque saison certains éléments le quittent, en général, restent toujours les hommes forts. »

La différence entre l'OL et le PSG ? – « Il y en a beaucoup. Au niveau des infrastructures, par exemple. Les leurs permettent au groupe de travailler sereinement. Nous, au Camp des Loges, c'est impossible. Il y a aussi un président présent depuis pas mal d'années. Il connaît son club par c½ur et s'est entouré de gens hyper compétents, à l'image de Bernard Lacombe qui, dans son recrutement, ne s'est pas beaucoup trompé. Et,même quand il se trompe, ça passe quasiment inaperçu car, quand Lyon recrute, c'est pour étoffer un groupe et non pour en changer
profondément la qualité, comme c'est souvent le cas à Paris. Quant aux entraîneurs, Lyon a toujours choisi des techniciens de qualité : Jacques Santini, Paul Le Guen, Gérard Houllier ou Alain Perrin, il n'y a pas d'erreur. »


L'ATMOSPHERE PARISIENNE

Paris, un travail serein impossible ? – « Je pense qu'on n'est pas assez protégés de l'extérieur. Les médias, les supporters... Pour repousser les sollicitations quotidiennes, il faut avoir un certain caractère. Tout le monde ne l'a pas. Parfois, on aurait sans doute besoin d'un peu plus de calme. Je pense, par exemple, aux séances à huis clos, qui ne servent à rien parce que tout le monde voit tout. Ce sont des détails importants dans la vie d'un club. »

Le Camp des Loges - « Les travaux ont commencé depuis trois mois, ils ne peuvent pas servir d'excuse. Mais c'est vrai que s'entraîner à côté des grues n'est pas super agréable. Ça veut quand même dire que le club a compris qu'il nous fallait un endroit à nous, rien qu'à nous, les pros. Au Camp des Loges, on entre dans notre vestiaire comme dans un moulin. Les moins de 15 ans, les moins de 17 ans... Encore ce matin (jeudi matin), c'était le boxon. Il n'y a pas de barrière. Dans chaque club où je suis passé, la structure professionnelle est protégée, même dans ceux qui, à l'origine, ont moins d'ambitions que le PSG. »


LE GROUPE PRO

Des changements bénéfiques - « C'est ce qu'on m'avait annoncé. En parlant avec les gens à la tête du club, je me suis aussi dit qu'ils voulaient bâtir une équipe capable d'être dans les cinq premiers pour oublier la saison dernière. Aujourd'hui, sans pointer du doigt les recrues, on voit qu'on a un déficit très clair de talent et d'expérience pour espérer mieux. »

Un effectif trop juste - « Dès la fin du marché d'été. On a tout de suite vu qu'on n'avait pas l'effectif pour être dans les cinq premiers. En plus, on a très mal démarré le Championnat, sans gagner un match au Parc. Pour les recrues, ç'a été dur de prendre confiance. Et pour ceux qui sont au club depuis longtemps, c'était un véritable engrenage. »

Un manque de solidarité – « Mais oui, il faut de la solidarité, un esprit de gagneur. Et ça s'obtient avec des victoires. Il faut que les joueurs aient connu la “gagne” dans le passé. Dans notre groupe, qui a gagné quelque chose dans sa carrière ? Pas beaucoup de joueurs. Je le répète, on a surtout un problème de qualité. Notre groupe n'est pas construit pour figurer parmi les meilleurs de L 1. »



LE MAINTIEN

OL-PSG – « Mais les gens qui disent qu'on doit aller gagner à Lyon, parce qu'on est Paris, me font rire. Évidemment, qu'on va essayer de faire un résultat, je ne pars pas perdant. Mais, entre Lyon et nous, il y a trois classes d'écart. Quand Sochaux, Toulouse ou Strasbourg vont jouer là-bas, qu'est ce qu'on se dit ? On se dit qu'ils vont perdre. C'est quoi, aujourd'hui, la différence entre Paris et ces équipes-là ? Il n'y en a pas. On va là-bas, comme les autres, pour un exploit. Et si on perd, ce ne sera pas un drame. Il restera des matches après pour se sauver. De toute façon, le mental fera la différence. L'an dernier, on s'est sauvés au mental. J'aimerais dire qu'on en fera autant cette année. Ce que je sais, c'est qu'on est inquiets. »

Une lutte plus difficile – « C'est plus dur, parce que c'est usant. C'est usant de répéter des saisons comme ça, parce qu'on joue avec la vie d'un club, d'un grand club. »

Les Coupes – « Ça la sauvera si on se maintient. Parce que, si on est relégués, on aura tué le PSG, même avec une victoire en Coupe. Maintenant, on ne saura pas avant cette finale si on reste en L 1 ou pas. C'est donc un rendez-vous important, à ne pas négliger, parce que c'est une ligne de plus au palmarès. Il faudra être à 200 %. Après, on peut aussi espérer quelque chose en Coupe de France. Si on gagne une Coupe et qu'on se maintient, ce sera une belle saison. Si on en remporte deux et qu'on se maintient, ce sera exceptionnel. On se souvient de 1998, lorsque le PSG l'avait déjà fait. Maintenant, si on gagne les deux Coupes et qu'on descend, on sera des taches. Des vraies taches. Mais quand même, si on gagne l'une de ces deux compétitions, voire les deux, ça veut dire qu'on a le mental pour se maintenir. »



ROTHEN ET L'EQUIPE DE FRANCE

Le PSG peut il plomber sa place en EDF ? – « Je me dis ça depuis le début... Pourtant, j'ai été rappelé en Bleu alors qu'on n'était pas au top avec Paris. C'est paradoxal mais j'ai l'impression de réaliser ma saison la plus complète au PSG, alors qu'en Championnat, c'est la plus triste de l'histoire du club. C'est frustrant. Je me dis que je dois encore faire plus. Et, si je fais plus, j'aurai peut-être plus de chances d'être dans les vingt-trois de l'Euro. Maintenant, si mon équipe perd, c'est que je ne suis pas assez bon non plus. Alors, avant de penser à l'Euro, je dois penser à sauver Paris de la relégation, c'est un devoir à l'égard de mon employeur. L'Euro, c'est dans deux mois. Si, entre temps, on ajoute à notre CV la ligne : “A fait descendre Paris en Ligue 2”, ce sera un boulet à vie. »

Le chambrage dans les vestiaires – « On se fait chambrer en équipe de France, on se fait chambrer dans la rue, on se fait chambrer partout. J'en ai marre, marre de recevoir des messages “on est avec toi, ça doit être dur”... Je préférerais recevoir des messages de félicitations pour un beau parcours en Championnat. Ça se joue à si peu de chose : 6 ou 7 points. »



SON PARCOURS APRES MONACO

Son rêve de gosse - « Moi, je suis dans un club dont je rêvais quand j'étais gamin, c'est une chance. Je joue pour la ville dont je suis originaire, c'est aussi une chance. J'ai un encadrement familial très proche, c'est encore une chance. Finalement, j'ai pas mal de chance. Après, c'est vrai que c'est dur aujourd'hui au Camp des Loges, mais on va trouver le remède pour sauver ce club. Il faut juste arrêter de parler d'ambition quand on ne s'en donne pas les moyens. »

Où sera-t-il la saison prochaine ? – « Je viens de prolonger »

Si Paris descend en Ligue 2 – « Eh bien, je serai dans lamerde... Car si Paris est en L 2, on va tous prendre une claque médiatiquement. Personne ne va s'y retrouver. C'est pour ça qu'aujourd'hui, il faut penser “club”, tous ensemble. Et prouver qu'on est un vrai groupe. »
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# Posté le samedi 05 avril 2008 06:01

Les dernières heures des Boulogne Boys...

Les dernières heures des Boulogne Boys...
Les Boulogne Boys sont sur le point, à l'instar des Gavroches et des Rangers, de s'auto-dissoudre. Si le porte-parole de la Tribune Boulogne, Philippe Pereira, a annoncé la très prochaine disparition des deux associtions sus-citées, une perquisition a été effectuée vendredi dans un espace du Parc des Princes réservé aux Boulogne Boys. Des indices auraient été trouvés, comme de la peinture suspecte.

Ces nouveaux faits pourraient précipiter la décision de Michèle Alliot-Marie, qui avait annoncé qu'elle n'hésiterait pas à dissoudre les associations de supporters si les auteurs de la banderole injurieuse en faisait partie. Or, hier soir, sur RMC, philippe Pereira a bien précisé que les différentes associations de Boulogne n'hésiteraient pas à s'auto-dissoudre si telle était la sanction que voudraient leur infliger les Pouvoirs Publics. En effet, les dirigeants des associations souhaitent devancer les décisions du Ministre de l'Intérieur, et ce pour plusieurs raisons:

- Pour montrer la volonté des associations du Kop de Boulogne de se démarquer de la dizaine de fauteurs de troubles encore présents dans la tribune.

- Pour prouver que la dissolution n'est pas la solution, et que les incidents continueront malgré l'absence d'association dans le Kop. En effet, pour le porte-parole du Kop, seules des mesures prises à l'échelle nationale, dans tous les stades, permettront de faire sensiblement baisser la fréquence d'apparition de ces banderoles haineuses, ainsi que les bagarres, les actes racistes, etc... Ce ne sont pas des "mesurettes" de circonstances, sûrement prises à des fins d'aventage populistes que sincères et réfléchies.

- Plus implicitement, pour limiter les sanctions éventuelles à l'encontre du Paris-SG. "je préfère dissoudre les associations de Boulogne que de voir Paris se faire retirer des points en championnat". On pourrait appeler cela, sans en rajouter compte-tenu de l'ancienneté des trois associations, un sacrifice.

Concrètement, quelles vont être les conséquences de ces trois dissolutions ?

- Du point de vue de l'opinion publique, elles seraient vu comme une justice. D'où l'intervention de divers politiques dans cette affaire.

- Le club ne voit pas d'un bon oeil ces dissolutions, notamment celle des Boulogne Boys 85. En effet, ces derniers sont d'excellents intermédiaires entre le club et les différents supporters présents à Boulogne. Sans eux, une certaine anarchie dans la direction et la canalisation de la tribune apparaitrait peu à peu.

- D'un point de vue sportif, cela serait très négatif. Le PSG perdrait une partie de son histoire, de sa magie, de son âme.

Rendez-vous dans les prochains jours pour la confirmation (que l'on n'espère pas) de la dissolution des BB85, et jeudi prochain pour la décision de la Commission de Discipline de la LFP concernant d'eventuelles sanctions.


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# Posté le samedi 05 avril 2008 05:56

C. Chantôme :

C. Chantôme :
-. Tout le Parc des Princes vous a soutenu hier soir, j'imagine que cela fait chaud au c½ur...
Clément Chantôme : « C'est sûr. Cela fait beaucoup de bien de se sentir soutenu par son public. Je pense que notre victoire en Coupe de la Ligue leur a fait plaisir, nous sentons leur soutien et c'est important. Nous avons vécu des moments difficiles cette saison mais les supporters ont toujours été derrière nous. Tout le Parc nous a encouragé hier et pas uniquement les Kop. Leurs encouragements vont nous aider et nous aurons besoin d'eux jusqu'au bout. »

# Posté le vendredi 04 avril 2008 07:23

C. Chantôme :

C. Chantôme :
« Un soulagement »


Au lendemain d'une importante victoire face à Strasbourg (1-0), Clément Chantôme revient sur la finale de la Coupe de la Ligue remportée par le PSG face à Lens. Le milieu de terrain parisien évoque également les trois points obtenus face aux Alsaciens. Vous retrouverez l'intégralité de l'interview dans le prochain numéro de 100% PSG.


Au Camp des Loges, le jeudi 3 avril

-. Clément, comment ça va ce matin ?
Clément Chantôme : « J'ai été victime d'une béquille contre Lens samedi en Finale. Je souffrais et j'ai donc préféré céder ma place à quelqu'un qui était à cent pour cent. J'ai récupéré un peu mais hier, contre Strasbourg, j'ai de nouveau ressenti une gêne et, encore une fois, j'ai préféré sortir. »

-. Comment as-tu vécu la finale après ta sortie sur blessure ?
Clément Chantôme : « Très bien car le scénario nous a été favorable. J'ai eu un peu peur en fin de rencontre car Lens dominait le match mais le penalty nous a totalement libéré. A ce moment, j'ai ressenti beaucoup de joie et de plaisir car c'est mon premier titre en pro. Sur l'action qui amène le penalty, nous nous sommes tous levés sur le banc. Il y a toujours un petit temps d'hésitation jusqu'au coup de sifflet de l'arbitre et celui ci nous a tous soulagé. J'ai été surpris de voir « Ber » (Mendy) s'élancer car je pensais que Jérôme (Rothen) allait s'en charger. Bernard a pris ses responsabilités et nous ne pouvons que lui dire bravo. »

-. Dans quel état d'esprit as-tu abordé la rencontre suivante face à Strasbourg ?
Clément Chantôme : « Nous étions tous fatigués et nous avons eu du mal à rentrer dans la rencontre. Ensuite, nous les avons mis sous pression. Nous étions solidaires et je pense que nous avons réalisés le match qu'il fallait. Nous savions également que nous devions prendre trois points car le nul était une mauvaise opération pour nous. Le but d'Amara (Diané) est vraiment arrivé comme un soulagement, encore un, après celui de la Finale (sourire) ! La victoire nous fait vraiment du bien. Elle nous permet de préparer plus sereinement le déplacement à Nancy. »
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# Posté le vendredi 04 avril 2008 07:21

Perquisition chez les Boulogne Boys du PSG

L'enquête se poursuit pour identifier les auteurs de la banderole injurieuse envers les Ch'tis lors du match PSG-Lens. Alors que trois personnes sont en garde à vue, les policiers ont investi ce vendredi matin le local du groupe de supporters Boulogne Boys.


une perquisition était en cours vendredi matin au club de supporteurs du Paris Saint-Germainles "Boulogne Boys" au Parc des Princes dans le cadre de l'enquête sur la banderole injurieuse déployée au Stade de France lors de la finale de la Coupe de la Ligue de football Lens-PSG, a-t-on appris de sources concordantes.

Traces de peintures
"Boulogne Boys" est l'une des principales associations de supporteurs du Paris SG.

L'enquête de la Brigade de répression de la délinquance contre la personne (BRDP), dépendant de la police judiciaire parisienne, a mis en évidence que l'association "Boulogne Boys" est présumée "être en première ligne" dans cette affaire.

Des traces de peinture ont été retrouvées dans le local des "Boulogne Boys", selon la même source, et un stadier entendu jeudi par la police aurait indiqué que la banderole a été confectionnée dans ce local.

Trois personnes étaient en garde à vue vendredi matin, dans le cadre de l'enquête sur la banderole injurieuse ("Pédophiles, chômeurs, consanguins: bienvenue chez les Ch'tis") déployée au Stade de France lors de la finale de la coupe de la Ligue Lens-PSG (1-2) le samedi 29 mars, a-t-on appris de source proche de l'enquête vendredi matin.

Une enquête pour "provocation à la haine ou à la violence" a été ouverte lundi et confiée par le parquet de Bobigny (Seine-Saint-Denis) à la BRDP
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# Posté le vendredi 04 avril 2008 07:20